l'Institut Servier du Diabète
L'INSTITUT SERVIER DU DIABETE
La prise en charge du diabète
B. LESOBRE

La prise en charge du diabétique conditionne le succès d'une thérapie antidiabétique

Le diabète est une maladie chronique particulière car le malade est impliqué lui-même dans le traitement de sa maladie, jour après jour. Le DNID peut sembler plus facile à prendre en charge que le diabète insulinodépendant nécessitant des injections répétées d'insuline. En fait, la prévention des complications prend la même place dans les deux types de diabète. En effet, le nombre de diabétiques non insulinodépendants en France dépasse 800 000 patients. Ces derniers ont une morbidité particulière en ce qui concerne l'athérosclérose et ses complications (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux, accidents ischémiques des membres inférieurs). Dans cette forme de diabète, il y a donc deux préoccupations. La première est métabolique : il faut obtenir des glycémies régulièrement normales et aussi un bon contrôle des constantes lipidiques. La seconde est la prévention des complications vasculaires : il faut obtenir des sujets diabétiques une modification de leur mode de vie et axer la lutte contre le surpoids et la sédentarité. Le médecin traitant joue un rôle irremplaçable pour faire comprendre au diabétique la nécessité de se prendre en charge pour la réussite de son traitement. Dans la pratique quotidienne, c'est le médecin traitant qui occupe la responsabilité dévolue à l'équipe soignante dans le cadre hospitalier (praticien, infirmière, éducatrice, diététicienne, psychologue, etc.). C'est lui qui fera comprendre la nécessité d'une bonne observance du traitement prescrit, qui amènera le patient à adapter son mode de vie et son alimentation et qui, par un suivi attentif, opposera une stratégie thérapeutique adaptée face aux complications éventuelles.

Les quatre moyens de la prise en charge du diabétique

L'éducation et la motivation des diabétiques.

Le premier aspect fondamental de la prise en charge thérapeutique d'un diabétique est de le motiver et de maintenir cette motivation au plus haut niveau tout au long de sa vie. Et pour cela, la motivation de l'équipe soignante, même si elle se réduit à un seul acteur, est absolument capitale. Tous les praticiens savent que la motivation nécessite des ressources personnelles et un certain charisme et qu'il est bon qu'elle soit entretenue par des sessions d'échanges, de formation pédagogique et psychologique adaptée à la maladie diabétique. C'est dans cet objectif que nous collaborons depuis longtemps avec le Diabetes Education Study Group (DESG) de langue française dont la mission est de créer et de mettre en commun tous les moyens susceptibles d'améliorer la prise en charge matérielle et psychologique des malades. Ce groupe de thérapeutes a réalisé depuis deux ans la mise au point de sessions de Formation des Formateurs en diabétologie et la rédaction d'un "livre blanc de l'éducation des diabétiques en France" qui tend à faire savoir l'acte éducatif comme acte thérapeutique à part entière.

L'Institut Servier du Diabète soutient également la diffusion de la revue "Diabète Éducation", réalisé par le DESG de langue française, très apprécié par la communauté diabétologique. Afin de promouvoir l'information des patients diabétiques en ce qui concerne la prise en charge, la prévention des complications et les problèmes législatifs, un important soutien est accordé au "Mediterranean Group for the Study of Diabetes" (MGSD) créé le 15 juin 1985 par les membres de 9 pays méditerranéens. Cette association de thérapeutes, dont le groupe Servier a favorisé la création, joue un rôle moteur en Europe. Il développe une activité d'étude et de prospective destinée, non seulement à déterminer les conditions d'une meilleure prise en charge globale des diabétiques, mais également à mieux connaître les conditions de vie et de travail de ces patients dans ces différents pays, afin d'améliorer leur état de santé. Tous les deux ans le MGSD présente les résultats des groupes de travail lors d'un congrès dont le dernier s'est déroulé à Tunis.

La diététique

Le second volet de la prise en charge est diététique. De nombreux progrès ont été faits.ces dernières années pour tenter de faire sortir le diabétique de son ghetto nutritionnel et de fait, aujourd'hui, le régime du diabétique a pour objectif de participer à la stabilité glycémique et de réduire les facteurs de risque athérogène. Un tel régime sera pauvre en graisses saturées, sucres d'absorption rapide et alcool et il augmentera les graisses végétales mono et polyinsaturées. Dans ce domaine nous avons mis sur pied un service diététique en 1978 pour répondre aux questions des praticiens généralistes et spécialistes qui n'ont pas toujours toutes les possibilités et le temps nécessaire pour résoudre des problèmes individuels. Ce service répond au besoin d'information des médecins dans le domaine de la nutrition, de la diététique et de la réalisation pratique des régimes. Il est animé par une diététicienne et son activité se situe dans la réalisation de documents sur la diététique du diabète, d'articles et de fiches pratiques et dans la réponse aux questions des médecins sur des sujets diététiques variés ou sur des cas de patients difficiles. Les échanges se font par courrier mais aussi par téléphone. Le bilan des dernières années montre que le Service d'Information Diététique a eu en moyenne 10 000 contacts par an. Ces chiffres témoignent de l'intérêt que portent les médecins à l'aspect diététique du traitement. Les consultations téléphoniques et épistolaires permettent de répondre en partie à cette demande compte tenu de la faible implantation des consultations diététiques en France. Enfin, parmi les exemples de partenariat en ce domaine, citons la brillante initiative de "l'Association Rhônes-Alpes Diététique et Diabète" constituée depuis plusieurs années autour du Pr M. Giroud et de nombreux praticiens et diététiciennes. Ce groupe est à l'origine de documents de qualité sur la diététique du diabétique non insulino-dépendant.

La lutte contre le mode de vie "occidental"

Le troisième volet de la prise en charge est l'action destinée à promouvoir un mode de vie sain qui puisse s'adapter aux habitudes de la vie moderne.

Le médicament

Au premier abord, le médicament apparaît comme le plus facile à mettre en oeuvre mais plus de 75 ans après la première injection d'insuline chez l'homme et 40 ans après la généralisation des thérapies par voie orale, il reste encore beaucoup à découvrir pour en tirer tous les bénéfices. De nombreuses études restent à faire pour préciser la réalité "du terrain". C'est pourquoi depuis plusieurs années ont été constitués avec des diabétologues de toute la France des groupes de réflexion pour approfondir cette approche. Ces diabétologues réalisent à leur tour, avec notre soutien, des groupes de travail sur la prise en charge avec des médecins généralistes de leur région.

Le diabète reste un problème majeur de santé publique du fait du vieillissement de la population et de la prévalence des facteurs de risque vasculaire qui s'y associent. Sa prise en charge thérapeutique doit être globale et multidisciplinaire.

C'est grâce à une connaissance approfondie de la maladie diabétique et dans le but de motiver toutes les parties prenantes (médecin, malade, famille...) pour s'opposer au diabète et à ses complications que l'Institut Servier du Diabète a à coeur de susciter une dynamique de tous les instants que ce soit par la participation à la thérapeutique antidiabétique, le conseil diététique, le soutien aux structures d'éducation ou d'associations de diabétiques, ou par des groupes de travail avec les praticiens.


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- prise en charge - information - ALFEDIAM / l'Institut Servier du Diabète


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